Lundi 24 janvier
Visite du théâtre ce matin, avec la police, les institutions, la technique. C’était marrant de voir les flics regarder partout, en cherchant les sorties possibles. Toilettes, loges, escalier, toits, salle… Déborah, du service culturel, qui est une fille vraiment marrante, négociait avec le chef de la police, moins de flic, assis dans la salle et non debout, sans uniforme, pas sur le plateau… Nous avons aussi insisté également pour que leur sortie de bus se fasse par l’entrée du matériel, et non dans la rue au vu de tous… Nous étions assez contents des accords en sortant.
J’ai un peu déplané lorsque, arrivée à la prison, j’ai demandé à voir Alexandre, et comme par enchantement il était occupé, on ne le trouvait pas, etc, de même à la pause et également à 20 heures à la fin de l’atelier.
J’ai également été convoquée chez madame la directrice, il est clair qu’elle n’a pas apprécié qu’ Elvis et Léocadio soit de retour dans l’atelier, et que la décision ait été prise sans elle et par son supérieur. Avec Miguel, nous l’avons joué profil bas, puisqu’elle décidait qu’Elvis n’irait pas au théâtre. Je n’ai pas arrêté d’être totalement d’accord avec elle sur tous les points, de lui dire que toutes les décisions lui appartenait, et que je me soumettrais à sa décision finale, mais je suis sans cesse revenu sur le cas d’Elvis. Lui parlant de ses progrès etc… Au final, je lui ai proposé d’avoir une conversation avec lui pour savoir où il en était. Et qu’ensuite elle me dirait ce qu’elle avait décidé. J’ai repris la séance, à la fin elle a convoqué Elvis, et il est revenu en me disant qu’elle lui faisait une faveur. Il sera donc avec nous demain. J’en ai profité pour lui faire un peu la morale, en lui disant que s’il était capable d’être aussi sérieux dans mon atelier, il n’y avait aucune raison pour qu’il ne puisse pas faire d’effort ailleurs. Et qu’il avait intérêt à ne pas faire regretter la directrice d’avoir fait ce choix.
La directrice nous a également cassé le moral, en nous disant qu’elle avait appris que nous avions demandé moins de flics, assis et non debout dans la salle… Elle nous a dit que la sécurité c’était son problème, et qu’il y aurait des policiers partout où elle l’avait décidé. Là, je n’ai rien dit, on verra demain. Heureusement il y a les gamins, super ambiance, ils sont radieux, ils bossent, sont solidaires en coulisses, un vrai bonheur.
Mercredi 26 janvier
La générale, les enfants sont lumineux, heureux, sérieux, solidaires. Les gardiens et les flics postés en coulisses commencent à passer les accessoires.
La directrice est devenue charmante. J’ai vu des spectateurs pleurer à la sortie.
Demain deux représentations.