Festival du cirque de la ville nouvelle d’Isle d’Abeau (38)
Dans le groupe, entre nous, tout le monde parle qu’il faisait très chaud, le début des grosses chaleurs en France, rien en comparaison avec l’Algérie de Beni-Abès et aussi, comme d’habitude nous avons fait les répétitions mais le vent souffle fort et le décor est tombé sur moi, ça fait un peu mal, surtout peur de cette surprise, c’est pas grave !
On a vu des familles cambodgiennes dans le public qui nous ont invités à manger et à chanter chez eux. Comme ça tout le monde se retrouve au Cambodge comme à la maison, aussi, quel plaisir pour nous parce que ce jour là, Fanny a acheté des cartes de téléphone et tous les artistes de Phare ont parlé chez eux, dans leur famille et donné des nouvelles pour savoir comment se passe la tournée en France.
Deux choses à répéter pour les prochains spectacles, la portée d’Aloï et Srey rou sur la tête et le jonglage collectif avec les massues, un peu de répétition et ça ira mieux.
St Maurice l’exil
Nous avons choisi la bonne place, il y a eu beaucoup de monde, très bon accueil, on a retrouvé Lucas, musicien qui est venu avec son père. Très heureux de le voir pour tous.
Il nous a souhaité bon courage pour la suite et ils nous ont offert un cd de leur musique.
Le spectacle s’est très bien passé, et de très nombreux applaudissements, ca va mieux pour le spectacle, c’est vrai.
Le soir on a été voir un concert de rock avec un homme à guitare et la femme est chanteuse qui vient de Paris. Elle jouait avec le public en frottant en rythme un sac plastique avec tout le monde. C’est drôle. Pendant le repas, chacun nous disait qu’il y avait beaucoup de cambodgiens à Annonay, mais est ce vrai ? Chamroen dit que oui, il y a passé déjà quelques jours trois ans avant.
Deth est parti à Paris pour une remise de chèque offert par le comité de jumelage de la ville de Torcy. Une grande aide pour l’achat d’un bout de terrain pour l’école à Battambang et aussi l’achat d’un pick-up pour les tournées. Il a pris le train à grande vitesse. Deth rajoute que c’était une grande fête avec le comité et de nombreuses familles khmère. Un grand repas payant et aussi un concours de karaoké khmer. Vingt cinq participants, L’argent
Annonay, une petite semaine de rencontres
Direct de l’hôtel on part tôt à Annonay, dans le bus tout le monde dort, Dimitri a fait très attention pour conduire dans les virages et les côtes et il prend son temps, il roule tranquille, c’est bien.
En passant sur le plateau de l’Ardèche, j’ai vu que les toits étaient très pentus, c’est une nouvelle architecture très jolie, je crois que c’est pour la neige, le bus est arrivé à la MJC d’Annonay.
Bel accueil double : les responsables de la MJC et le mot "tchom reap sour" (bonjour) est apparu très fort, toutes les familles d’accueil sont arrivées pour nous recevoir avec des repas khmers, nous sommes partagés dans les familles très heureux sauf que les enfants ne parlent pas khmer, à mon avis c’est très difficile pour eux de savoir d’ou ils viennent, et qui ils sont. Ils ont la même couleur de peau, le même visage, mais ils ne parlent pas la langue. Peut être dans dix ans, quand on reviendra, ils ne sauront même plus dire "tchom reap sour" ? C’est compliqué pour eux, ils sont entre deux pays, deux cultures.
Aloï, lui, ne veut pas habiter en France parce qu’on travaille trop, pas assez de libertés. Je lui dis que c’est normal, c’est la tournée pendant trois mois.
Ici on mange beaucoup de cerises, c’est la région, et la saison, tout le monde veut ramener les noyaux de cerises pour aller planter, quelques familles nous ont montré où ils travaillaient pour ramasser les cerises, pour gagner un peu d’argent en plus. J’ai parlé beaucoup dans ma famille d’accueil sur le Cambodge et la France, la vie ici et là-bas et la politique, ici beaucoup de gens choisissent d’habiter à la campagne, pour quitter la ville et la pollution, et c’est le contraire chez nous où on quitte la campagne.
Demain matin Joseph remplace Dimitri, il ne fait pas beau, dommage, les acrobates sont partis avec Deth et Fanny pour quelques problèmes de dos et vertèbres et chevilles avec un ostéopathe ami de Jean Christophe. Je reste avec Joseph repeindre les chaises d’équilibre.
Nous avons été faire une démonstration et discussion dans une école primaire, avec des question préparées, un échange sur le programme d’une journée au Cambodge à l’école de phare, très bien, drôle, ils demandent où sont les animaux du cirque.
Autre journée de répétition de spectacle, le matin on a préparé la place du spectacle pour racler tous les graviers, tout le monde gratte, ils nous aident beaucoup, répétitions sérieuses sous le soleil. A l’heure du spectacle, plein de monde, j’ai vu plus de cambodgiens que de français, les amis avaient le sourire, et cela donne de l’énergie au spectacle. Bon spectacle sauf srey rou et aloï qui sont tombés, chamroen était la pour rattraper srey rou, on va le répéter encore.
Pour l’artisanat, on vend bien quand même, pas trop mais cela va, les familles aiment bien discuter et parler sur les tissus de soie, qu’ils n’ont pas vu depuis longtemps, par contre aussi j’ai retrouvé des amies de Romans sur Isère, ils étaient venus a Battambang , Julia, Marion, Edwige sauf Julien pas là qui est en étude, ils nous aidaient à travailler à l’école de dessin .
Ils avaient amené un budget pour construire un morceau de l’école supplémentaire et une paillotte pour les ateliers de masque et sculpture, il y a un an, et maintenant elle est finie de construire je suis très contente et eux aussi, ils ont monté une exposition en France après le voyage pour raconter ce travail, ils sont très contents de l’accueil.
Ce soir nous mangeons une paëlla avec les gens de la MJC, l’association cambodgienne et nos amis de Romans.
Le dernier jour les familles nous ont donné plein de cadeaux et vêtements neufs pour nous, de nourriture khmère, tout le monde se montrait ses cadeaux, on a fini par un grand repas dans une famille, avec le karaoké khmer, on chantait tous après le repas.
Le temps passe trop vite, nous ne voulons pas les quitter, ils nous accompagnent jusque dans le bus avec tristesse, quelques acrobates pleurent, c’est dur ce jour là.
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> Journal de bord du 6 au 10 juin
25 juin 2005 Après le spectacle hier soir à Six fours, les minots ont écrit sur le site www.mag-momes.net, com des momes... [retour au début] |