| Passeurs.net, voyages
et échanges artistiques solidaires http://www.passeurs.net |
Imprimer cette page Retour à la version web |
|
PakPak festival n°3 Cet article a été publié le 13 février 2009 par Pak Pak festival dans la rubrique Laos Mercredi 4 février Départ tôt pour Sayabouri, étape pour Paklay, à bord d'un camion benne, assis sur nos sacs à dos. Une journée de poussière nous attend. Pause dans un petit village, la Croix Rouge est en train de vacciner les habitants pendant que d'autres installent les câbles, pour la mise en place d'internet, incroyable ! Nous repartons. Pause-déjeuner agréable au bord d'une rivière et baignade. C'est reparti ! Nous nous retrouvons stoppés plus tard sur la route, un camion chargé de troncs énormes, s'est embourbé, il avait énormément plut la veille. Nous passons quand même, après avoir pour certains emprunté des pelles pour aplanir le côté de la route. Arrivée à Sayabouri en fin d'après midi, pour une bonne nuit de sommeil réparatrice. Jeudi 5 février 9h00 les 2 jumbos sont chargés, nous revoilà sur la piste, nous mettons entre 6 et 7 heures pour effectuer les 150 km entre Sayabouri et Pak Lay. Ici tout est approximatif, les distances et les durées des trajets. Première halte et premier tamponnage après 5 minutes, à la sortie de la ville, 50000 Kips. Deuxième halte une vingtaine de kilomètres plus tard : crevaison. Comme l'amortisseur du même Jumbo a lui aussi lâché, il sera réparé avec des morceaux de chambre à air. La piste est cabossée, le chauffeur la connait bien. Chaque bosse et chaque trou sont négociés et anticipés. Vers midi le réservoir du deuxième Jumbo lâche et perd son contenu. Pas de panique c'est du gasoil. Nous improvisons un pique-nique au bord de la piste poussiéreuse pendant que le chauffeur et ses accompagnateurs refixent et réparent le réservoir sur place. Le trou est colmaté avec du savon. Nous retrouvons le premier jumbo plus loin, arrêté dans un village, mais cette fois c'est pour y disputer une partie de « petang ». Arrivée à Pak Lay, deuxième tamponnage. Vendredi 6 février Notre passage à Pak Lay s'organise dès le matin. Les négociations pour louer des mobylettes se font autour de quelques Beerlao avec au final 2 motos louées à deux particuliers. A part à Vientiane, le système de location au Laos a été suspendu. Au cours des repérages nous nous rendons à l'école. A peine passé le portail, un homme bien habillé, chevalières aux doigts, liasse de billets en main nous interpelle. Il nous parle en lao, nous ne comprenons rien, nous lui expliquons en anglais la raison de notre venue et faisons un petit tour rapide de la cour de l'école et repartons. Drôle d'ambiance. A 15h30 tout le monde est en costume, prêt à partir. Un TukTuk et 2 mobylettes nous servent de moyens de transport. Nous faisons deux équipes, chacune se rend à la sortie d'une des deux écoles de la ville. Déception ! Où sont passés les enfants ? To, un artiste lao qui nous accompagne depuis notre arrivée, apprend qu'il n'y a pas classe le vendredi après-midi. Pourquoi alors avons-nous reçu l'autorisation ?? Il nous en faut plus que ça pour nous décourager. Changement de plan. Une équipe se rend au marché, l'autre au stade, rempli par une assistance de jeunes venus disputer et regarder un match de volley et un match de foot féminin. Le sport, c'est du sérieux. Les sportifs pour la plupart restent imperturbables, concentrés. Quelques-uns se prêtent au jeu. On AiR récupère une passe et shoote dans le ballon avant de se faire gentiment jeter du terrain. Carton rouge. L'accueil à PakLay est très généreux, les gens ont la banane, nous font des signes lors de notre passage, peu importe qu'on soit ou non costumés. |
|