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Accueil du site > Burkina Faso > Au jour le jour

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- Burkina Fiasco au Faso Park 12 janvier 2003
La chute finale, la dernière peau de banane, le spectacle de trop. Pascal avait demandé qu’on joue pour ce dernier jour dans un parc de la ville. Malentendu sur le sens de parc ? Organisation un peu légère du CCF qui ne connaissait pas le lieu et n’a pas fait de repérage ? Toujours est-il qu’on se retrouve à l’extérieur de la ville dans un parc d’attractions disneysque, allées bordées de pelouses vertes avec pas un brin d’herbe plus haut que l’autre, autos tamponneuses, petit train, motos électriques, plan (...)

- Spectacle au CCF de Ouaga 11 janvier 2003
Le Centre Culturel Français nous accueille à Ouaga, Pascal a négocié la prise en charge des hébergements et des repas contre deux journées de spectacles, du coup on apparaît en couverture du programme du mois du CCF alors qu’on est le seul spectacle gratuit et pas payé de la programmation. Anecdote, la graphiste maison a reproduit à l’identique l’affiche créée par Stef’ d’après un croquis de Gilles, elle a juste rajouté les logos des sponsors et du coup signe l’affiche. Dans notre équipe, il y a les super contents (...)

- Retour à Ouaga 10 janvier 2003
100 kms sur route avec des mobs qui marchent du feu de Dieu, c’est un vrai bonheur, grisant de foncer à travers ces paysages magnifiques (je le dis chaque jour mais je ne me lasse pas), à tel point qu’Olivier zappe les haltes et taille la route devant tout le monde jusqu’à Ouaga d’une traite.
La ville grouille et pue, j’ai toujours la brousse dans les mirettes et les chants d’oiseaux aux tympans.
Il y a match à Ouaga cet aprèm, Burkina-Mali qualificatif pour les demi-finales de la CAN junior 2003 (...)

- Clown orthopédique 9 janvier 2003
Kaya Pendant que certains sont partis jouer dans une école toute proche, Lucie m’emmène au centre de rééducation orthopédique qu’elle a repéré la veille. C’est une structure privée financée par la Suisse, d’ailleurs les jardins sont hyper impeccables, haies taillées au carré, la Suisse ? A l’intérieur, il y a une grande salle de kiné, il y a des nourrissons, des vieux, des femmes, atteints de différents handicaps moteurs, souvent suite à un neuro-palud qui détruit une partie du centre moteur du cerveau. Le personnel (...)

- Lac de Dem 8 janvier 2003
Piste tortueuse pour rallier le village situé au bord du lac de Dem, à 17 kms. Comme on a décidé que chaque conducteur assume sa mob, il n’y a que 6 partants en deux-roues, les autres entassés sur le Toyota et le bâché.
L’accueil au village se fait selon la tradition, un cavalier nous attend à l’ombre d’un arbre immense, à un kilomètre du village, nous le suivons, c’est majestueux ce cheval qui galope souplement dans la brousse. A l’entrée du village, un groupe de femmes nous attend en chantant et en dansant (...)

- Chair à canon à 400 balles la quinzaine 7 janvier 2003
7 janvier, journée à Kaya Encore une matinée de mécanique pour les Steph’ suite à la casse de la veille, ça commence à les gonfler un poil de faire ce voyage les mains dans le cambouis. OK c’est promis à partir de tout de suite, chacun gère l’entretien et la casse de sa mob, pétard y va falloir lever le pied sur les pistes.
Déjeuner avec Jean-Luc dans une cantine minuscule près du marché. Poisson et tchéké (manioc). On se dit qu’on devrait absolument s’imposer de venir manger dans ce genre d’endroit moins luxueux que (...)

- Gaufres en cascade 6 janvier 2003
Dori-Kaya, the grosse étape, 160 kms de piste sur les « escaliers » locaux, la fameuse tôle ondulée. Très vite, la casse arrive, les mécaniques ne supportent pas ce champs de mines interminable. Premier stop à Yalgo après 60 kms et déjà 5 mob au garage ... On en profite pour déjeuner.
Il y a bien une chose à laquelle on ne s’habitue pas, c’est les grappes d’enfants affamés mendiant autour des assiettes, et qui se ruent sur les restes dès qu’on a fini de manger, arêtes de poisson, pelures de patates, papiers gras, plus (...)

- Gorom-Gorom, un rien écoeurés 5 janvier 2003
Gorom était une étape importante dans le voyage. Porte du désert, point le plus éloigné du périple avant le retour sur Ouaga, ville multi-ethnique peuplée de peuls, belas, touaregs notamment. Elle se révèle être un haut lieu touristique où les rapports avec les blancs sont largement pourris par la manne financière qu’ils représentent. Nous sommes ici des clients, pour ne pas dire des pigeons, et ils sont des fournisseurs de tout, à prix d’or.
Notre présence devient trop décalée, il n’y a aucune envie de rencontre ni (...)

- De Dori à Gorom 4 janvier 2003
Dori-Gorom 4/12 La piste s’est rétrécie, la végétation plus rare et le sol parfois lisse comme un lac salé. LA conduite des mobs devient très ludique, souvent au large de la piste principale. Les deux Stef rêvent d’enduro ... Pause dans un village en bord de piste, je pars fouiner dans les ruelles entre les maisons, photo d’un âne et hurlements de deux femmes qui accourent en réclamant l’argent de la photo. Tiens, jusqu’ici certains refusaient de se laisser photographier, ce qui est légitime, mais personne ne (...)

- Journée à Dori 3 janvier 2003
Il y a aujourd’hui à Dori un marché extraordinaire comme chaque Jeudi. Une grande partie est consacrée aux bestiaux, vaches, moutons et chameaux. C’est un métier d’hommes exclusivement, rassemblés en grand nombre autour des bêtes, qui sont âprement négociées, puis vendues et aussitôt marquées à la peinture, puis saignées, dépecées et découpées sur place. La viande est crue, la vision également.
Un peu plus loin se trouvent les couturiers, métier réservé aux hommes également, soigneusement affairés à leur machine à coudre, au milieu d’un tas (...)

- Arrivée en pays Peul 2 janvier 2003
C’est reparti pour une grosse journée de piste, 160 kms jusqu’à Dori. Frayeur pour l’essence, la station de Piela est à sec, on se dépanne de quelques litres en bouteilles de pastis sur le marché, pour atteindre la station suivante qui est à 35 kms. Elle est en panne ... aïe ! Pas d’autre solutions que de rouler doucement jusqu’à Manni. Ouf, ça le fait, les réservoirs jusqu’à la gueule, enfin. On peut déjeuner tranquilles.
On arrive en pays Peul, majestueuses silhouettes élancées, tissus très colorés, bijoux magnifiques et (...)

- Boeuf et accordéon 1er janvier 2003
Départ de Fada pour Piela (90 kms de piste). Arrêt éclair à Nayouri, Gilles sort l’accordéon, ça danse et ça clappe fort au beau milieu de la piste. Les paysages sont superbes, la brousse tout en pastels, l’œil se fait contemplatif et pourtant il faut rester vigilant à tous les pièges de la piste. Pause déjeuner à Bilanga, les habitants sont déjà au courant de notre venue, ils nous demandent de jouer le spectacle ici car ils ne pourront pas se déplacer à Piela, lieu de la représentation. Gilles re-sort l’accordéon, re-fête, (...)

- Coït interrompu 31 décembre 2002
Grasse mat’ pour certains, Pascal se lève tôt pour aller dégoter au marché un agneau et un porc, puis trouve un cuisinier pour les préparer au four et enfin un maquis (guinguette locale) qui nous accueillera pour le réveillon avec nos bestiaux cuisinés. Debriefing du spectacle de la veille, les sacs ont besoin de se vider, on retrouve la patate et on resserre les coudes. Du coup la parade sur le marché suivie du spectacle gratuit devant l’église sont pleins d’envie, ça joue, le plaisir est là ... jusqu’à (...)

- Le mariage du roi, enfin ! 30 décembre 2002
Départ le plus tôt possible pour Fada, et à 25, le plus tôt possible ce n’est pas forcément aux aurores ... La route est magnifique, jalonné d’estancots où se dégustent igname et patate frits, poissons, beignets et bien sûr bières pour les gorges empoussiérées. Chacun s’arrête à son rythme, du coup l’arrivée à Fada se fait en ordre très dispersé. Je suis étonné du nombre de gens qui nous saluent chaudement du bord de la route et même des champs un peu plus loin, il ne doit pas y avoir beaucoup de blancs qui se baladent en mob dans le (...)

- Initiation à la mécanique à l’africaine 29 décembre 2002
Tout le monde est sur le pied de guerre à 6H30, l’excitation est sensible dès le petit-déj’, car aujourd’hui c’est le grand départ en mobylette. Enfin, en principe parce que les mobylettes n’arrivent pas. On part les chercher, il n’y en a que trois sur les quinze promises, dont deux sont au bout du rouleau ... On décide de chercher un autre loueur, direction le marché central de Ouaga ; on trouve tout de suite dix loueurs prêts à nous dépanner, mais toujours aucune mob ! Certains s’activent, d’autres (...)

- Promesse de retour 28 décembre 2002
Départ de Bobo en bus CCF toujours aussi rutilant et ses plaques d’immatriculation corps diplomatique, qui nous dispensent de péages tout au long de la route. C’est le monde à l’envers (quoique ?), les riches roulent gratuit, les pauvres payent. Le séjour à Bobo a été marquant, des promesses de retour se sont échangées, des projets se profilent pour l’an prochain, il restera à passer des paroles aux actes. Pause déjeuner à Boromo, comme à l’aller, le vendeur de grillades de mouton s’entaille sérieusement la main à la (...)

- Festival Yeleen 27 décembre 2002
Ouverture officielle du festival de contes Yeleen, nous déboulons en pleine cérémonie officiellement guindée, dans la cour lustrée de la mairie de Bobo, avec militaires en armes, discours de remerciements circonstanciés, public trié sur le volet assis en rangées impeccables face au micro, presse et sono. Nous envahissons le lieu sans crier gare, le divertissement amuse, les appareils phots surgissent de toutes parts pour immortaliser un présent pas encore savouré. Rapidement nous glissons vers la rue (...)

- Toukoro 26 décembre 2002
La journée démarre en péripéties à l’africaine : argent perdu, argent retrouvé, bus manquant, bus arrivé, malentendu pécunier, palabres et arrangements .... et enfin départ pour Toukoro, le village de Mani, notre hôte à Bolomakoté. Une heure et demi de trajet dont une bonne moitié sur une piste en brousse, nous faisons connaissance avec la poussière. Les visages sont rouges, les narines sèches, les cheveux hirsutes, et les fessiers pas encore habitués. Au village, tout le monde arrivé en courant, enfants en tête, mais aussi les (...)

- Les costumes trépignaient dans les malles 25 décembre 2002
Premiers spectacles dans le quartier de Bolomakoté à Bobo-Dioulasso. 17 heures, d’un seul coup, la rue s’enflamme, la foule se presse dense et curieuse, éclate en cris et en rires, se forme en cercles ézphémères, se fond d’un spectacle à l’autre, parfois s’enfuit en terreur passagère. Mais l’ensemble dégage une impression de vie haletante, au fil des situations provoquées par les artistes. C’est d’un coup une évidence qu’un spectacle déambulatoire ne pourrait fonctionner sans cette mobilité du public, mobilité qui (...)

- La route de Ouaga à Bobo 24 décembre 2002
Départ en bus pour Bobo-Dioulasso ; au sortir de Ouaga, premier arrêt dans une station service, et rencontre d’un père noël noir, en costume habituel et scotch blanc sur les sourcils et sur la moustache. Le route de Bobo est longue et droite, heureusement asphaltée. A première vue déserte, la brousse se révèle très peuplée : le temps d’un arrêt pipi, 5 enfants sont déjà là, surgis de nulle part. Les « nassara » (les blancs) avides de rencontres et d’échanges profitent de chaque occasion. Pause déjeuner, une nuée de (...)

- Excédents de bagages 23 décembre 2002
Décollage de Marseille-Marignane à 23 heures après un énième message promettant le chargement des derniers bagages. Il faut reconnaître que les montagnes accumulées sur les chariots agglutinés sous les ailes de l’Airbus, sont impressionnantes. « Les bagages, c’est ce qui encombre quand on veut voyager » (Pierre Rey). Que dire alors des excédents, nombreux dans notre cas ? Arrivée à 3 heures du matin à, l’aéroport international de Ouagadougou, long néon vert dans la nuit tiède burkinabaise. A partir de maintenant, tout (...)